La religion chrétienne n’a que tardivement atteint
les régions de l’actuelle Belgique.
Venantius Fortunatus, écrivain du 6°s, dépeint,
dans sa vie de St Médard, les habitants des Flandres comme «
féroces » et « insoumis », et ajoute qu’ils
étaient encore opiniâtrement attachés à leurs
pratiques païennes.
St Ouen , dans sa vie de St Eloi l’évangélisateur
de la région d’Anvers, parle d’un « peuple
féroce et barbare n’ayant jamais reçu aucune impression
de la religion chrétienne.»
Au 7°s, Baudemont, dans sa vie de St Amand l’évangélisateur
de la région de Gand, les dépeint de même et rajoute
que tous les apôtres du Christianisme avaient du se retirer de
là à cause de la « stérilité de ces
terres » pour cette religion.
On retrouve encore cette même description chez St
Livin qui parle du Brabant et du Hainaut, chez St Lambert évêque
de Liège, qui englobe toutes les contrées situées
entre le Rhin, l’Escaut, la Meuse et le Demer.
En plein 8°s, en 743 précisément, Charlemagne
convoque un concile à Leptinnes près de Mons pour tenter
une fois de plus de mettre fin à ces pratiques païennes
toujours en vigueur. On a retrouvé l a table des matières
de ce concile en ce qui concerne ces pratiques superstitieuses et païennes.
L’Indiculus superstitionum
et paganinarum :
Chapitre 1.
Du sacrilège qui se commet auprès des sépultures.
Chapitre 2. Du
sacrilège qui se commet à l’occasion des morts,
c’est-à-dire des complaintes funèbres appelées
« Dadsisas ».
Chapitre 3. Des
pratiques honteuses du mois de février, « Spurcalibus
».
Chapitre 4.
Des chapelles ou des oratoires des païens.
Chapitre 5. Des
sacrilèges qui se commettent dans les églises.
Chapitre 6. Des
sacrifices que l’on fait dans les forêts et que l’on
appelle « Nimidas ».
Chapitre 7. Des
oblations que l’on fait sur les pierres.
Chapitre 8. Du
culte rendu à Mercure (Woden) ou à Jupiter (Doner).
Chapitre 9. Du
sacrifice adressé à quelqu’un des saints.
Chapitre 10.
Des phylactères et ligatures.
Chapitre 11.
Des fontaines où l’on sacrifie.
Chapitre 12.
Des chants incantatoires.
Chapitre 13.
Des augures que l’on tire des oiseaux, des chevaux, du fumier
des bœufs ou de l’éternuement.
Chapitre 14.
Des devins ou sorciers.
Chapitre 15.
Du feu sacré que l’on obtient en frottant deux morceaux
de bois et que l’on nomme « Nodfyr » (feu
de calamité).
Chapitre 16.
De la cervelle des animaux.
Chapitre 17.
Des superstitions païennes attachées au foyer des maisons
et du commencement de quelque ouvrage.
Chapitre 18.
Des lieux sans maître que l’on honore comme sacré.
Chapitre 19.
D’une prière que les gens de bonne foi appelle «
prière de Ste Marie ».
Chapitre 20.
Des fêtes célébrées en l’honneur de
Mercure (Woden) ou de Jupiter (Doner).
Chapitre 21.
De l’éclipse de lune où l’on crie «
Vince luna ».
Chapitre 22.
De la conjuration des tempêtes, des cornes et des limaçons.
Chapitre 23.
Des sillons tracés autour des domaines.
Chapitre 24.
De la procession païenne que l’on nomme « Yria
» et qui se fait avec des habits et des chaussures déchirés,
des pains rompus et des pierres.
Chapitre 25.
De l’usage que l’on est de considérer tous les morts
comme autant de saints.
Chapitre 26.
Du simulacre poudré de farine.
Chapitre 27.
Du simulacre que l’on fait avec des haillons ou de draps.
Chapitre 28.
Du simulacre que l’on porte dans les champs.
Chapitre 29.
Des pieds et des mains de bois dont on se sert à la manière
des païens.
Chapitre 30.
De l’opinion que l’on est que certaines femmes commandent
à la lune et qu’elles peuvent arracher le cœur des
hommes, ce qui est la croyance des idolâtres.
Chapitre 1. « de
sacrilegio ad sepulcra mortuorum »
Du sacrilège qui se commet auprès des sépultures.
(1) Les peuples du Nord avaient pour coutume de placer des aliments
près des sépultures et d’y célébrer
des fêtes.
(2) « Qu’on ne tienne point de table
pendant la nuit, et qu’on ne boive pas outre mesure. »
(3) Les fêtes commémoratives sont
célébrées le 22 février.
(7) Au commencement du 8°s, les papes Grégoire
III et Zacharie recommandent à St Boniface de veiller à
ce que les convertis s’abstiennent de manger des chevaux, des
geais, des corneilles, des cigognes, des castors ou des lièvres.
Les viandes des animaux qu’ils proscrivent sont des viandes mangées
rituellement.
(12) Le 22° canon du concile de Tolède
– 589 : « Défense de chanter des cantiques funèbres
ou de se frapper la poitrine aux enterrements chrétiens. Il faut
se contenter d’y chanter des psaumes». Le 34° canon
du concile d’Espagne – 303 : « Défense d’allumer
des cierges, en plein jour, dans les cimetières parce qu’il
ne faut pas inquiéter les esprits des saints. »
Chapitre 2. «
de sacrilegio super defunctus, id est dadistas »
Du sacrilège qui se commet à l’occasion des morts,
c’est-à-dire des complaintes funèbres appelées
« Dadsisas ».
(3) Meinders fait dériver « dadsidas
» de « dad » mort et « desida » tribut.
(5) « Il faut demander si quelqu'un, pendant
la veille nocturne d'un défunt, chante des chants
diaboliques, boit, mange, et se réjouit en quelque sorte de sa
mort ; et si à l'occasion de
leur veille nocturne les morts sont conservés ailleurs que dans
l'église. » (art 55)
(8) Burchard punit de 30 jours de jeune toute
participation aux veillées funèbres « où
l’on traite corps de chrétiens selon les rites païens
au mépris de la piété et de la charité»
c’est-à-dire en chatant, buvant et dansant.
(12) Dans la seconde moitié du 9°s,
le pape Léon IV interdit : « les chants diaboliques que
le peuple à l’habitude de faire aux heures nocturnes sur
leurs morts et les ricanements (cachinos) qu’ils produisent. Les
Faux capitulaires, vers 850, proposent « d’avertir les fidèles
qu’ils ne doivent pas faire autour de leurs morts des choses héritées
des rites païens. » Ils demandent qu’à la place
des hurlements soient élevées des prières où
si on ne connaît les psaumes, de chanter en alternance homme/femme
« Kyrie Eleison, Christe Eleison ».
Chapitre 3. « de spurcalibus in februario.
»
Des pratiques honteuses du mois de février, « Spurcalibus
».
(2) « Que personne aux calendes de Janvier,
ne se livre à des divertissements infâmes et ridicules,
tels que ceux des génisses, des jeunes cerfs ou autres jeux.
»
(3) Selon Des Roches, ces célébrations
du mois de février tireraient leur nom de « sprok »
signifiant sec, aride. Cela impliquerait des fêtes liées
à la fertilité et au retour de l’astre solaire.
(12) Les canons 62 à 65 du concile de Constantinople
– 692 : « Il prescrit de supprimer les jeux indécents
qui se célébraient aux jours des calendes, les danses
publiques de femmes, les déguisements d’hommes en femmes
ou de femmes en hommes, l’usage des masques et l’invocation
de Bacchus pendant les vendanges. »
Chapitre 4. « de
casulis id est fanis »
Des chapelles ou des oratoires des païens.
(3) Destruction des oratoires païens au toit
de chaume. (voir article : Lieux de cultes païens en Belgique)
(11) « Il faut se garder de détruire
les temples des idoles ; il ne faut détruire que les idoles,
puis faire de l’eau bénite, en arroser les temples, y construire
des autels et y placer des reliques. Si ces temples sont bien bâtis,
c’est une bonne chose et utile qu’ils passent du culte des
démons au service du vrai dieu ; car tant que la nation verra
subsister ses anciens lieux de dévotion, elle sera plus disposée
à s’y rendre, par un penchant d’habitude, pour adorer
le vrai dieu. »
Chapitre 5. « de
sacrilegis per ecclesias »
Des sacrilèges qui se commettent dans les églises.
(2) « Que nul, à la fête de
Saint jean ou à toute autre solennité des saints, ne s’exerce
à observer les solstices ; ne se livrent aux danses, aux caroles
et aux chants diaboliques. »
(3) « Les païens idolâtres avaient
coutume de célébrer leurs fêtes religieuses par
des sacrifices accompagnés de danses et de festins. Les nouveaux
convertis au christianisme continuèrent de célébrer
de la même manière les fêtes des saints dans les
églises. »
(6) « Si un saxon mange de la viande un
jour maigre, qu’il soit punis de mort. »
(12) Le 12° canon du concile d’Orléans
– 533 : « Défense d’accomplir les vœux
que l’on aurait fait de chanter, danser et se livrer à
la bonne chère dans les églises, parce que de tels vœux
irritent dieu plutôt qu’ils ne l’apaisent. »
Le dernier canon du concile de Braga – 572 : « Peine de
trois mois de pénitence pour ceux qui auraient dansé devant
les églises. »
Le 19° canon du concile de Chalon-sur-Saône
– 650 : « Défense, sous peine d’excommunication,
aux femmes qui se trouvent à la dédicace des églises
ou aux fêtes des martyrs, de danser dans l’enceinte et dans
le parvis de l’église, d’y chanter des chansons déshonnêtes,
au lieu de prier et d’écouter le clergé psalmodier.
»
Chapitre 6. « de
sacris sylvarum quoe nimidas vocant »
Des sacrifices que l’on fait dans les forêts et que l’on
appelle « Nimidas ».
Pas d'infos spécifique, voir chap. 7,
11, 18.
Chapitre 7. « de
his quoe faciunt super petra »
Des oblations que l’on fait sur les pierres.
(2) «Que nul chrétien ne prétende
faire des vœux dans les temples, ou bien auprès des pierres,
des fontaines, des arbres et dans les bois sacrés ; qu’il
n’allume point de feu dans les carrefours»
(10) « N’adorez pas les idoles, les
pierres, les arbres, les lieux retirés, les sources et les croisées
des chemins. »
(12) 22° canon du concile de Tours –
567 : « L’excommunication pour tous ceux qui se livrent
à certaines pratiques de l’idolâtrie, tels le culte
rendu aux arbres consacrés aux démons, et pour lesquels
le peuple a une telle vénération, qu’il n’osait
en couper la moindre branche ; l’adoration des pierres situées
près des bois ou des ruines, et surlesquels ils font des vœux
et des oblations»
Chapitre 8. « de
sacris mercurii et jovis »
Du culte rendu à Mercure (Woden) ou à Jupiter (Doner).
(2) « Qu’aucun ne songe à invoquer
les noms des démons, tels que Neptune, Pluton, Minerve, Diane,
le Génie, ou à croire à d’autres inepties
de ce genre. Qu’on ne s’abstienne point de travailler le
jeudi ou jour de Jupiter, à moins que ce ne soit une fête
de quelque saint ; ni pendant le mois de Mai, ni en aucun autre temps,
ni aux jours des chenilles ou des rats, ou tout autre jour que ce puisse
être, si ce n’est le dimanche. »
(3) « Au 7° et 8° s, on trouve le
culte d’Odinn encore en vigueur en Belgique et en Zélande.
Saint-Amand détruisit un sanctuaire de cette idole à gand.
»
(6) « Si un saxon retourne à ses
faux dieux, qu’il soit punis de mort. »
« S’il se cache dans la foule pour échapper au baptème,
qu’il soit punis de mort. »
Chapitre 9. « de
sacrificio quod fit alicui sanctorum »
Du sacrifice adressé à quelqu’un des saints.
(3) « Les Belges nouvellement convertis
confondaient les saints avec les habitants du Valhalla .»
Chapitre 10. «
de philacteriis et ligaturis »
Des phylactères et ligatures.
(2) « Qu’on se garde bien d’attacher
des billets au cou d’un homme ou d’un animal quelconque,
quand bien même les clercs y prêteraient leur ministère,
quoiqu’on prétende que c’est une chose sainte et
que l’on y insère des leçons divines, … »
« N’attachez aucune croyances aux phylactères inventés
par le démon. »
(3) « Les talismans consistaient en général
à quelques caractères runiques gravés sur un morceau
de bois. »
« C’est une défense de se servir de ligatures de
certaines herbes aux vertus préservantes. »
(4) « As-tu lié les aiguillettes
? As-tu fait des envoûtements et des charmes comme le font les
impies, tels que les porchers, les vachers et parfois les chasseurs,
quand il récitent des incantations diaboliques sur du pain ou
des herbes et sur des bandelettes nouées qu'ils cachent dans
les arbres ou qu'ils jettent aux bifurcations ou aux croisées
des chemins, afin de guérir leurs bêtes ou leurs chiens
de la peste et des maladies ou, au contraire, pour ruiner le cheptel
du voisin ? Si oui: 2 ans de jeûne. » (art 63)
(5) « Il faut demander si quelqu'un boit,
mange, ou porte sur lui quelque chose qu'il croit
pouvoir fausser le jugement de Dieu. » (art 50)
(9) « Pour se protéger, hommes et
femmes portent amulettes et phylactères. Dans une lettre au pape
Grégoire II, Boniface est scandalisé par les romains qui
portent à leurs bras et jambes des cordons et des rubans, et
que la vente publique de ces talismans est tolérée. Le
pouvoir des ces objets est encore plus grand, aux yeux de ces populations
illettrées, lorsqu’ils sont recouverts de quelques écritures.
»
(12) Le concile de Rouen – 878 : «
Défense d’employer des remèdes superstitieux pour
préserver les bestiaux des maladies. Ces remèdes consistent
pour la plupart à faire prononcer à des pâtres ou
à des chasseurs des vers mystérieux sur des herbes et
des amulettes, que l’on cachait dans un arbre ou que l’on
jetait sur les carrefours des routes. » Le concile de Londres
– 1073 : « Défense de suspendre en certains lieux
des os de bêtes, dans le but d’éloigner les épizooties.
»
(*.1) « Admonitio generalis
» - 789. Charlemagne demande « … que l’on recherche
et que l’on punisse les Calculatores, les Incantatores, les Tempestarii
et les Obligatores, c'est-à-dire ceux qui se rendent coupables
de ligatures. » More maleficarum, c'est-à-dire «
à la façon des sorciers », par noyade.
(*.2) 813 – Les évêques demandent
aux prêtres de faire savoir que : « les sortilèges,
les enchantements et ligatures d’herbes ne sont d’aucun
effet pour la guérison des hommes et des bêtes, et ne sont
que des illusions du démon. »
(*.3) Pénitentiel de Gerbald de Liège
– 9°s : « Que l’on dénonce ceux qui observent
les songes, ceux qui portent à leur cou des phylactères
sur lesquels sont écrits des mots sans signification. »
(*.4) Statuts de Gerbald de Liège - 9°s
: « L’évêque condamne les augures, les devins
et ceux qui portent des phylactères appelés Scurpulas.
»
Chapitre 11. «
de fontibus sacrificiorum »
Des fontaines où l’on sacrifie.
(2) « N’attachez aucune croyances
aux fontaines, aux arbres, aux bifurcations des chemins…s»
(5) « Il faut demander si quelqu'un ferait
des voeux devant des arbres, des sources, ou
certaines pierres comme devant des autels, ou y déposerait un
cierge ou quelque
offrande, comme si quelque puissance [surnaturelle] s'y trouvait, qui
puisse apporter le
bien ou le mal. » (art 43)
(10) « Qu’est-ce donc, sinon un culte
démoniaque, que de tresser des lauriers, d’être attentif
aux positions du pied, d’étendre la main sur des troncs
d’arbre, de jeter du pain et du vin dans les sources ? »
(12) 5° canon du concile d’Auxerre –
585 : « Il n’est pas permis d’acquitter des vœux
à des buissons, à des arbres ou à des fontaines,
… »
Chapitre 12. «
de incantationibus »
Des chants incantatoires.
(2) « Qu’aucun chrétien n’ajoute
foi aux femmes qui exercent la magie par le moyen du chant, qu’il
ne siège point au milieu d’elles car elles sont l’œuvre
du démon. »
(3) Le concile les appelle incantationes, parce
qu’ils se faisaient par des chants composés de vers magiques.
»
(5) « Il faut rechercher s'il se trouverait
un porcher, un bouvier, un chasseur ou quelqu'un du même genre
qui prononcerait des incantations diaboliques sur du pain, des herbes,
ou certaines
amulettes impies, et cacherait ces objets dans un arbre
ou les jetterait à un croisement ou un carrefour, afin qu'ils
libèrent ses animaux de la maladie ou d'une épidémie,
et cause la perte des autres. Aucun fidèle ne doute que toutes
ces choses sont de l'idolâtrie, et que pour cette raison
il faut les extirper avec le plus grand soin. » (art 44)
Chapitre 13. «
de auguriis, vel avium, vel equorum, vel ex boum stercore et sternutatione
»
Des augures que l’on tire des oiseaux, des chevaux, du fumier
des bœufs ou de l’éternuement.
(2) « … n’observez pas non plus
les augures et les éternuements. Lorsque vous êtes en chemin,
ne prêtez point attention au chant de certains oiseaux…
»
(4) « As-tu, selon les habitudes des païens,
consulté des devins - tels que des prophètes - pour connaître
l'avenir ? As-tu consulté les jeteurs de sorts, des devins, les
augures ou les enchanteurs ? Si oui : 2 ans de jeûne. »
(art 69)
(5) « Il faut demander si quelqu'un se livre,
à l'occasion du jour de l'an, à une pratique
inventée par les païens, [consistant à] examiner
le jour, la lune et les mois, et s'attend à
ce que leur puissance agissante change les choses en mieux ou en pire.
» (art 51)
(9) « Certains examinent le sens de la fumée
qui sort du toit ou font monter des hommes sur le faîte pour prédire
l’avenir. (…) Les Sortes vigilantes de l’antiquité
consistent à ouvrir au hasard la bible ou d’autres textes
religieux et à trouver dans ce passage l’indication de
ce qui va arriver. Leur usage entraîne l’excommunication.
»
(10) « Ne vous en remettez pas aux enchanteurs,
aux sorciers, aux magiciens, aux haruspices, aux devins, aux mages,
aux jeteurs de sorts. Ne croyez pas à la signification magique
des éternuements, ni aux superstitions relatives aux petits oiseaux,
ni aux maléfices diaboliques. »
(12) Le concile d’Irlande – 456 :
« Condamne à un an de pénitence ceux qui consultent
les aruspices. »
(*.1) Pénitentiel du Pseudo-Bède
– 9°s : « … inflige trois ans de pénitences
au prêtre qui à recours aux augures. Il condamne aussi
tous les prêtres qui observent les divinations, cherchent à
interpréter les songes, portent des phylactères.»
(*.2) Pénitentiel du Pseudo-Théodore
: « …parle de tablettes ou d’autres textes écrits
et punit ceux qui l’utilise pour découvrir les larcins.
»
Chapitre 14. «
de divinis vel sortilegiis »
Des devins ou sorciers.
(2) « … n’ajoutez point foi
à ceux qui usent de caractères magiques, aux devins, aux
sorciers, aux enchanteurs ; ne les interrogez pour aucune cause ou infirmité
que ce soit ; ne les consultez pour rien que ce puisse être, car
quiconque commet une telle faute perd sur le champs la grâce du
baptême. »
« S’il vous survient quelqu’infirmité, gardez-vous
d’avoir recours aux enchanteurs, aux devins, aux charlatans. »
(4) « As-tu consulté les sorciers,
les as-tu introduits chez toi pour rechercher un objet perdu ou pour
faire des purifications ? Si oui : 2 ans de jeûne. » (art
69)
(5) « Il faut demander si quelqu'un serait
mage, devin, envoûteur, ou jetteur de sorts. » (art 42)
(9) « D’autres sont punies de cinq
ans de pénitence pour avoir fait brûler du grain là
où un homme est mort pour garantir la santé des vivants.
(Scarpasus du moine Pirmin) »
(12) (aussi pour chap 10, 12, 13) Concile de Paris
en 829, réforme chrétienne des évêques :
« Parmi les maux très pernicieux qui sont d’origine
païenne et que la loi divine ordonne de combattre, il faut signaler
l’action des magiciens, devins, enchanteurs et interprètes
des songes.
Il n’est pas douteux, et beaucoup le savent que ces hommes perturbent
l’esprit par les mirages, et allusions du démon, par les
breuvages aphrodisiaques, des aliments, des phylactères, qu’ils
rendent les gens stupides et insensibles aux maux qu’ils leurs
infligent.
On rapporte que, par leurs maléfices, ils peuvent troubler l’air
et envoyer la grêle, prédire l’avenir, enlever aux
uns les fruits et le lait, et le donner aux autres. Tous ceux, hommes
ou femmes, seront trouvés coupables de ces actions devront être
punis d’autant plus rigoureusement qu’ils ont l’audace
criminelle d’affirmer qu’ils ne craignent pas de servir
le diable. »
Chapitre 15. «
de igne fricato de ligno i. e. nodfyr »
Du feu sacré que l’on obtient en frottant deux morceaux
de bois et que l’on nomme
« Nodfyr » (feu de calamité).
(1) Charlemagne interdit lui aussi cette pratique
dans un de ces capitulaire « ignes sacrilegos quos nodfyrs vocant
».
(3) « Par cette pratique superstitieuse
on croyait protéger le bétail d’épizootie.
On frottait deux morceaux de bois pour en tirer du feu et enflammer
un bûcher au travers duquel on faisait passer le bétail.
»
Chapitre 16. «
de cerebro animalium »
De la cervelle des animaux.
(1) Cela serait à mettre en rapport, symboliquement
avec le culte des têtes coupées, ainsi que des pratiques
magiques liées aux crânes d’animaux sacralisés.
(3) La défense regarde la coutume de suspendre
aux arbres de forêts sacrées, les têtes des victimes.
On jurait aussi sur la tête d’un animal. »
(12) Les 15° et 16° canons du concile d’Orléans
– 541 : « Prive de la communion de l’église
ceux qui, après avoir reçu le baptême, s’en
retourne à certaines pratiques de l’idolâtrie, comme
manger des viandes immolées en sacrifice, de jurer sur la tête
des animaux, en invoquant les dieux païens, … »
Chapitre 17. «
de divinatione pagana in foco vel inchatione rei alicujus »
Des superstitions païennes attachées au foyer des maisons
et du commencement de quelque ouvrage.
(2) « … qu’aucun chrétien
ne prête attention au jour où il quitte sa maison non plus
qu’à celui ou il doit y rentrer, parce que tous les jours
sans distinction sont l’œuvre de Dieu. Que nul n’observe
soit le jour, soit la situation de la lune pour commencer une entreprise.
»
« Que nulle femme ne suspende de l’ambre à son cou,
qu’elle ne l’emploie ni dans sa toile ni dans sa teinture,
ou en aucune autre chose en invoquant Minerve, ou le nom de tout autre
être prétendu malfaisant. Que son désir soit que
la grâce du christ préside à toutes ses œuvres
; qu’elle mette toute sa confiance dans la vertu de son nom. »
« Qu’on n’appréhende point non plus d’entreprendre
une œuvre quelconque à la nouvelle lune, car Dieu a créé
cet astre pour marquer le temps et modérer l’obscurité
de la nuit, et non pour faire obstacle aux travaux de qui que ce soit.
»
« Que nul ne prête attention au sort ou à la fortune
à l’occasion des naissances, en sorte qu’on dise
: tel on est né, tel on sera. Dieu, en effet, veut que tous les
hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance
de la vérité. »
« Que personne ne se permette de pratiquer des lustrations, d’enchanter
les herbes, de faire passer les troupeaux par le creux d’un arbre
ou à travers un trou pratiqué dans la terre ; …
»
(3) Concerne la coutume de présager l’avenir
par la manière dont la fumée s’élevait du
foyer.
Si elle montait verticalement, on en tirait un présage heureux,
le contraire si elle sortait obliquement. »
« La défense s’étend aussi à la coutume
de faire passer par-dessus les flammes les coupes des convives dans
les festins publics. »
(4) « … l'on attend
la nouvelle lune pour construire les maisons ou pour contracter mariage.
Si tu as fait cela : 2 ans de jeûne. » (art 61)
(5) « Il faut demander si quelqu'un en commençant
un travail prononce une incantation ou
accomplit un acte de magie, alors que l'Apôtre nous enseigne que
tout doit être fait au
nom du Seigneur. Car ce ne sont pas les démons dont nous devons
invoquer l'aide, mais
Dieu. De même, lorsque l'on cueille des herbes médicinales,
il convient de dire le
symbole [des Apôtres] et l'oraison dominicale 69, et rien d'autre.
» (art 52)
« Il faut aussi rechercher si les femmes en train de filer la
laine ou de tisser ont des
conversations ou des préoccupations qui ne soient pas toutes
au nom du Seigneur. » (art 53)
(8) « As-tu fait comme certains aux calendes
de janvier, le jour octave de la nativité ?
Durant cette sainte nuit, ils filent, tissent, cousent, commencent toutes
sortes de travaux – sous l’instigation du diable –
à l’occasion de la nouvelle année ? Si oui, quarante
jours de pénitence au pain et à l’eau. » (ch.
104)
(9) « Il s’agit d’abord d’incantations
prononcées par les femmes qui commencent à tisser la toile,
ou qui vont cueillir des herbes dans les champs. Certaines croient que
le fenouil est particulièrement diabolique et s’en couvre
la tête. Des mères mettent leur enfant malade sur le toit
ou près du foyer, pour les guérir de la fièvre.
Elles sont justiciables de sept ans de pénitence.»
(10) « Qu’est-ce donc sinon un culte
démoniaque que de célébrer les vulcanales et les
calendes ? Vous, hommes, n’endossez pas des vêtements de
femmes, ni vous les femmes, des vêtements d’hommes, à
l’occasion des calendes ou de certaines fêtes. »
(12) Les canons 62 à 65 du concile de Constantinople
– 692 : « … ; ils ordonnent en outre d’empêcher
qu’on allume, aux nouvelles lunes, des feux devant les boutiques
et les maisons. »
Chapitre 18. «
de incertis locis que colunt pro sanctis »
Des lieux sans maître que l’on honore comme sacré.
(3) « il s’agit de certains lieux,
autrefois sacrés, du paganisme auquels les Belges continuaient
à vouer une vénération particulière. »
Chapitre 19. «
de pretendo quod boni vocant s. marioe »
D’une prière que les gens de bonne foi appelle «
prière de Ste Marie ».
(3) « Des Roches soutient que « petendo
» est le gérondif de l’ancien verbe « pethtan
», qui en Anglo-saxon signifie « marcher par des sentiers
». Il croit pouvoir conclure de là qu’il s’agit
d’une procession en honneur de la sainte vierge mêlée
de quelques superstitions païennes. »
Chapitre 20. « de feriis quoe
faciunt Jovi et Mercurio »
Des fêtes célébrées en l’honneur de
Mercure (Woden) ou de Jupiter (Doner).
(3) « Désigne les jours, principalement
au mois de mai, mercredi et jeudi, que les nouveaux chrétiens
continuaient à fêter en l’honneur de Donner et Woden.
»
(11) « On dit que les hommes de cette nation
ont coutume d’immoler des bœufs en sacrifice ; il faut que
cet usage soit tourné pour eux en solennité chrétienne
et que, le jour de la dédicace des temples changés en
églises, ainsi qu’aux fêtes des saints dont les reliques
y seront placées, on leur laisse construire, comme par le passé,
des cabanes en feuillages autour de ces même églises, qu’ils
y amènent leurs animaux qui seront alors tués par eux,
non plus comme offrande au diable, mais pour des banquets chrétiens,
au nom et en l’honneur e dieu à qui ils rendront grâce
après s’être rassasiés. C’est en réservant
aux hommes quelque chose pour la joie extérieure, que vous les
conduisez plus aisément à goûter les joies intérieures.
Ne supprimez pas les festins que font les Bretons dans les sacrifices
qu’ils offrent à leurs dieux ; transportez les seulement
le jour de la dédicace des églises ou de la fête
des saints martyrs, afin que, conservant quelques unes des joies grossières
de l’idolâtrie, ils soient amenés plus aisément
à goûter les joies spirituelles de la foi chrétienne.»
(12) Concile d’Auxerre – 583 : «
Défend expressément de fêter ce jour du premier
janvier à la manière des païens, en se déguisant
en vaches ou en cerfs, et en se donnant des étrennes diaboliques
(Le concile désigne ainsi les viandes que chacun mettait sur
des tables devant sa porte et dont il offrait aux passants.) Il s’élève
aussi contre cette superstition d’après laquelle ce jour
là, à part des aliments, on n’osait rien donner
ni prêter à son voisin, même pas du feu. »
Chapitre 21. «
de luna defectione, quod dicunt vince luna »
De l’éclipse de lune où l’on crie «
Vince luna ».
(2) « Que personne ne pousse des cris quand
la lune s’obscurcit, car c’est l’ordre de Dieu qu’elle
devient pâle en certains temps. »
(3) « Les peuples du nord croyaient que
dans les éclipses de lune, un gragon ou un loup nommé
Hati, livrait un furieux combat à cette planète et craignant
que la lune ne succombat à cet adversaire, ils criaient victoire
à la lune en faisant un tintamare horrible avec toute sortes
d’instruments de cuivre, … »
(4) « Les traditions païennes, comme
un héritage diabolique, se transmettent jusqu'à nos jours
de père en fils: l'on adore les éléments, lune
ou soleil, le cours des étoiles, la nouvelle lune, l'Eclipse
de la lune, l'on essaye de redonner son éclat à la nouvelle
lune par des cris ou autrement, l'on pousse des hurlements pour venir
au secours des astres ou pour en attendre du secours, … Si tu
as fait cela : 2 ans de jeûne. » (art 61)
Chapitre 22. «
de tempestalibus et cornibus et cochleis »
De la conjuration des tempêtes, des cornes et des limaçons.
(1) Un capitulaire de Louis le Débonnaire
condamne les maléfices appellés « cochlarii ».
On retrouve cette pratique dans la coutume de sonner les cloches de
l’église à l’approche d’un orage. Olaus
Magnus rapporte que les suédois estime les dieux attaqués
lors d’un orage et pour les aider, ils tiraient des traits en
l’air et frappaient avec de grands marteaux sur des blocs de métal
destinés à cet usage.
(3) Un capitulaire de Louis-le-débonnaire
condamne avec les maléfices, les « colchearii ».
(*) « Traité contre l’opinion
erronée du peuple sur la grêle et le tonnerre »
Agobard – 9°s :
« … rapporte que dans sa région, nobles et roturiers,
jeunes et vieux, croient, lorsqu’ils entendent le tonnerre, que
des hommes appelés Tempestaires déchaînent par enchantement
un vent « lévatrice ». Ces Tempestaires cèdent
les récoltent détruites à des hommes venus d’un
pays nommé Magonie dans des vaisseaux volants. »
Chapitre 23. «
de sulcis circa villas »
Des sillons tracés autour des domaines.
(3) « …des sillons qu’on traçait
avec une charrue autour des villages avec certaines cérémonies,
ou des fourches que l’on plantait autour des maisons pour éloigner
les esprits malfaisants. »
Chapitre 24. «
de pagano cursu quem yrias vocant, scissis panis et calceis »
De la procession païenne que l’on nomme « Yria »
et qui se fait avec des habits et des chaussures déchirés,
des pains rompus et des pierres.
(3) « Des Roches croit qu’il s’agit
de danses païennes et des mascarades qui accompagnaient la fête
de Joel. »
« Nous sommes d’avis que « yrias » vient de
« gyrare » et qu’il est question d’une danse
en l’honneur de la lune, telle que les Saxons faisaient tous les
ans autour de l’Irminsul. »
« Meinders croit que l’indiculus veut désigner une
danse autour des tombeaux des chefs et héros morts. »
Chapitre 25. «
de eo quod sibi sanctos fingunt quoslibet mortuos »
De l’usage que l’on est de considérer tous les morts
comme autant de saints.
Chapitre 26. «
de simulacro de conspersa farina » Du simulacre
poudré de farine.
(3) « C’étaient, dit Des Roches,
des images des dieux, faites de farine détrempée dans
de l’eau, et peut-être dans du miel. Les biscuits de pain
d’épices du jour de l’an leur ont succédé.
»
« …à la fête de Joel, on offrait un gâteau
appelé « Julegalt », dont on conservait une partie
pour la mêler à la semence afin d’avoir une récolte
abondante. »
(8) « As-tu célébré
les calendes de janvier selon les coutumes païennes ? As-tu entrepris
un travail exceptionnel ou inusité à l’occasion
de l’année nouvelle, un travail que tu ne fais ni avant
ni après – à savoir : disposer sur ta table des
pierres ou donner un festin , conduire par les rues et les places des
chanteurs et danseurs, t’asseoir sur le toit de ta maison, ceint
de ton épée pour savoir ce qui t’arrivera dans l’année
nouvelle, t’asseoir à la croisée des chemins sur
une peau de taureau pour deviner l’avenir, cuire du pain la nuit
du premier janvier pour toi personnellement pour savoir si l’année
nouvelle te sera prospère suivant que la pâte lève
et prend consistance ?
Si oui, parce que tu as abandonné dieu ton créateur, que
tu t’es tourné vers de vaines idoles et que tu es devenu
apostat – tu jeûneras deux ans aux jours officiels. »
(chap 62)
(12) Le 79° canon du concile de Constantinople
– 692 : « Fait défense de donner des gâteaux
de Noël, sous prétexte des couches de la vierge, qui n’a
point été en couches, ayant enfanté d’une
manière extraordinaire et ineffable. »
(*.1) A certains jours, les germains confectionnaient
des pains représentant leurs dieux ; on les appelle « Heidenwecke
» (petits pains païens), dénomination encore en usage
en Westphalie pour désigner les pains que l’on mange pendant
le carnaval.
Chapitre 27. «
de simulacris de pannis factis »
Du simulacre que l’on fait avec des haillons ou de draps.
(12) Le 5° canon du concile d’Auxerre
– 585 : « Il n’est pas permis de faire des figures
de pieds ou d’hommes avec du linge. »
Chapitre 28. «
de simulacris quod per campos portant »
Du simulacre que l’on porte dans les champs.
Chapitre 29. «
de lignis, pedibus et manibus pagano ritu »
Des pieds et des mains de bois dont on se sert à la manière
des païens.
(1) De là peut-être la coutume chrétienne
d’offrir, dans les églises, des reproductions en cire ou
en argent de pieds, de mains, de têtes et d’autres parties
du corps.
(3) « Grégoire de Tours rapporte
qu’en renversant un temple célèbre à Cologne,
on y trouva parmi d’autres objets offerts aux idoles, des figures
de plusoieurs membres du corps humain taillés en bois, que les
malades faisaient suspendre à l’image du dieu dont ils
invoquaient le secours. »
« La coutume d’attacher aux images des saints
des ex-voto en cire, or ou argent subsiste encore en Belgique. »
(10) « N’accrochez pas aux croisées
des chemins ou aux arbres des reproductions en bois des membres humains.
»
Chapitre 30. «
de eo quod credunt, quia foeminoe lunam commendent ; quod possint corda
hominum tollere juxta paganos »
De l’opinion que l’on est que certaines femmes commandent
à la lune et qu’elles peuvent arracher le cœur des
hommes, ce qui est la croyance des idolâtres.
(3) « Ils croyait qu’à force
de méditations, certaines filles druidesses avaient pénétré
le secret de la nature ; que pour le bien qu’elles avaient fait
dans ce monde, elles avaient mérité de ne point mourir.
Qu’elles habitaient au fond des puits, au bord des torrents ou
dans des cavernes, qu’elles avaient le pouvoir d’accorder
aux hommes le privilège de se métamorphoser en loup et
en toutes sortes d’animaux. Que leur haine et leur amitié
décidaient du bonheur ou du malheur des familles. A certains
jours de l’année, et à la naissance de leur enfant,ils
avaient grande attention de dresser une table dans une chambre écartée
et de la couvrir de mets et de bouteilles, avec trois couverts et de
petits présents, afin d’engager les « mères
» à les honorer de leur visite et à leur être
favorable. »
(4) « As-tu partagé la croyance de
certaines femmes: que dans le silence de la nuit, portes fermées,
avec d'autres disciples du diable, tu es capable de monter en l'air
jusqu'aux nuages ?
Que dans le ciel, tu combats avec d'autres et que tu donnes et reçois
des coups ? Si oui: 3 ans de jeûne. » (art 171)
(5) « Il faut examiner s'il y aurait une
femme qui affirmerait pouvoir, à l'aide de maléfices et
d'incantations magiques, modifier les dispositions d'esprit des gens
- c'est-à-dire transformer la haine en amour et l'amour en haine
- ou qui [par ces moyens] endommagerait ou déroberait les biens
des gens. Et s'il se trouvait une femme qui prétendrait chevaucher
certains animaux, lors de nuits particulières, avec la foule
des démons ayant pris l'apparence de femmes, et faire partie
de leur confrérie, alors une telle femme doit de toutes façons
être expulsée de la paroisse. » (art 45)
Sources :
(1) « Essai historique sur les usages, les croyances, les traditions,
les cérémonies et pratiques religieuses et civiles des
Belges anciens et modernes » A. G. B. Schayes – Louvain
1834.
(2) « De la religion du Nord de la France avant le christianisme
(Extraits du serment de Saint Eloi – 6°s )» Louis De
Backer. Lille 1854.
(3) « La Belgique et les Pays-Bas avant
et durant la domination romaine » Tome 2 - A. G. B. Schayes –
Bruxelles 1840.
(4) « Wormociensis Ecclesise Decretorum
» Pénitentiel de Burchard de Worms. (10° – 11°
s)
(5) « De Synodalibus Causis » Questionnaire
synodal de Réginon de Prüm. (10° s)
(6) « De Partibus Saxonioe » Capitulaire saxon de Charlemagne
(7) Conférence musée Guimet « Mythologie et religion
des germains » S. Reinach - 1909
(8) Décret Burchard de Worms – 11°s.
(9) « La magie à l’époque carolingienne »
article de P. Riché – 1973.
(10) « Liber Scarapsus » St Pirmin de Reichenau –
8°s.
(11) « Lettres de Grégoire le grand » aux missionnaires
chrétiens chez les Anglo-saxons -7°s
(12) « Curiosité des traditions, des mœurs et des
légendes » L. Lalanne – Paris 1847.
(*) Autres
