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Cercle Alruna
L'Asatru
Les Runes
Le Shamanisme
La
voie du
coeur
La
voix
des anciens
La
voie
du guerrier
Le shaman
La vision
Le
concept
d'ombre
Le
travail
du son
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Un jour, une question…
Une question ? Les routes du spirituel ne sont-elles
pas pavées de questions !!
Quelle fut cette première question alors ?? Souvent, on ne
se rend pas compte du début du sentier, juste un détail,
un murmure intérieur et nous voilà engagés sur une
voie qui ne se dévoile que bien des printemps plus tard.
C’est peut-être une caractéristique de la voie shamanique
de ne se dévoiler que par après, comme si la virginité
d’esprit était un élément primordial pour aborder
ce voyage vers l’intérieur de soi. En effet, le Destin shamanique
a ceci de particulier qu’en lui sont inclus les connaissances et
expériences nécessaires à son accomplissement. C’est
donc ultérieurement que l’on peut appréhender le sens
de son existence et comprendre l’enseignement reçu par l’entremise
du vécu.C’est dans la froide et dure réalité
du quotidien humain qui enseigne l’humilité. Un passage obligé
dont l’essence est la déstructuration en profondeur pour
permettre d’appréhender une autre vision du monde.
Le travail premier du chemin shamanique est emplit de destruction et de
violence, violence salvatrice qui pousse à remettre en cause les
dogmes culturels et sociaux, l’originalité forcée
par la nécessité de s’adapter à un environnement
hostile avec comme unique but : la survie.
Avant de renaître, il faut mourir face au monde et surtout, le monde
doit mourir à nos yeux pour permettre d’en construire un
nouveau. Alors, les royaumes de l’Esprit et de la création
se dévoilent, cette lande venteuse où soufflent les vents
divins et au milieu de laquelle réside le Sacré, coloration
invisible de toutes choses, actes ou pensées.
Des réponses, mais encore plus de questions…
Mais que serait cette mort face au monde si elle n’aboutissait
pas à la mort face à soi-même ?
La particularité des réponses aux questions intérieures
ou spirituelles est de déclencher d’autres interrogations,
qui par leurs réponses propres formuleront encore d’autres
questions et ainsi de suite…
Une réponse n’est bien souvent une porte qui
s’ouvre et laisse découvrir de nouveaux espaces encore inconnus
qu’il faudra explorer. On se retrouve alors sans trop comprendre
pourquoi, ou comment sur un chemin aride et pentu, la « voie
du guerrier », une philosophie de vie propre au shamanisme
qui pousse sans cesse l’humain a repousser ses limites.
Voici ce qu’en disait Eric Panichi :
" La personnalité héroïque
est le résultat d’un processus de transformation,
par lequel l’homme est dissout et reformé sous les rayons
du destin,
afin de créer une image par la volonté consciente,
elle-même illuminée et informée par les Dieux et la
mémoire ancestrale."
Pour adhérer à cet idéal, chaque tradition
possède un code de vertus ou d’éthique. Celui qui
tente d’adhérer à cet idéal n’a donc
qu’une seule obligation : être en toutes circonstances fidèle
à lui-même, envers cet engagement librement consenti et envers
ce qui fait l’honneur d’un humain. Ce mot « guerrier »
représente le courage moral, l'honneur, l'humilité et la
force d'âme que demandent les plus vaillants combats que l'humain
doit mener. Mais cela reste des combats, et le guerrier n'est pas celui
qui fait la guerre mais bien celui qui décide de mener le combat
de
sa propre vie. Mais nous ne sommes pas seuls sur ce sentier dangereux,
notre Mère à tous, la Grande Déesse nous invite à
la rencontrer, à l’écouter et la comprendre. Elle
tentera de nous indiquer comment vivre plus de compassion pour nos frères
faits de chairs, comment étendre notre amour à toutes ses
créatures, animales, végétales, ou même minérales.
Des réponses, mais quelle est donc la
question ?
En définitive, suivre ce chemin permet la plus importante
des rencontres, celle avec soi-même… Mais voilà un
défi nouveau, plutôt que d’avancer sur le chemin afin
d’en découvrir l’aboutissement, il faut maintenant
trouver le chemin au bout duquel se trouvait la réponse que l’on
connaît déjà : soi-même. Et c’est
dans ce labyrinthe de nos pensées que se révélera
notre pire ennemi, …encore le même, soi-même!
Armés de nos peurs et de nos blocages, armurés de nos blessures
émotionnelles passées, nous devons nous affronter sans répit,
et mener un combat intérieur face à cette ombre à
peine sortie des sombres profondeurs de notre esprit.C’est un combat
rude et fortement intériorisé, la peur nous ronge les boyaux,
la colère issue de nos blessures d’enfance nous déchirent
les tripes…
Mais il faut tenir car dans ce combat, il n’existe
que deux issues : la victoire qui nous permettra de relier tous ces
éléments opposés en nous et de renaître plus
proche de soi-même, ou la défaite… horrible soumission
à nos démons intérieurs qui provoquerait un écartèlement
psychique et la mort émotionnelle qui transforme tout être
humain en zombie vivant.
Voilà le vrai défi du shamanisme, la résolution des
contradictions intérieures, de cette ombre
qui habite chacun de nous, le dépassement de sa nature humaine,
pour et face à soi-même. L'amour et le respect de soi seront
les seules armes efficaces, permettant à chacun d'opérer
la purification par le feu et ainsi s’ouvrir à une nouvelle
relation avec soi-même, les Dieux
et l’univers. Ce sera l’amour des autres, l’amour de
soi, l’amour des autres pour soi!!!
Respecter la "Source-de-toute-vie" c'est vouloir recréer
en soi l'équilibre de ces trois sources premières d'Amour universel.
" Le don à l'autre qui purifie l'âme,
le don à Soi qui renforce l'âme,
et le don de l’autre qui la réjouit."
La manière que chacun a de vivre ce parcours constitue
sa force propre, qu'il doit cultiver et exprimer pour être un acteur
volontaire de sa destiné. La voie du shaman est la voie que l’on
nomme « le chemin du guérisseur blessé »,
blessure de sa propre vie qui donne la « force d’âme »
si l’on parvient à la guérir, et qui donne ce « pouvoir »
sur les choses qui sont connues et révélées. Ce combat
qui permet d’aider l’autre à guérir de ses propres
blessures, mais à une condition toutefois : le « pouvoir »
acquis n’a d’intérêt que pour une personne ayant
subi une blessure semblable.
Le vrai pouvoir est cette capacité à faire,
la liberté d’agir en accord avec soi-même.
- Trudulf -

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