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Histoire
Déesses, fées
et sorcières
La Grande
Déesse
Les Fées
Les
Sorcières
Historique
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Ces grands archétypes
féminins sont issus de celle que l’on nomme depuis toujours :
La Grande
Déesse.
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La religion de la grande déesse est peut être la plus ancienne
religion du monde occidental. Ses racines remontent à une époque
située bien avant la naissance du christianisme, du judaïsme
et de l’islam, avant celle du bouddhisme et l’hindouisme,
et elle est très différente de toutes les religions dites
"principales".
Elle ne se fonde ni sur des dogmes ni sur des règles, pas davantage
sur des écritures ou un livre saint. La croyance en la grande
déesse se base sur la connaissance de la nature, et trouve son
inspiration dans les mouvements de la lune et du soleil, le vol des
oiseaux, la lente croissance des arbres, et le passage des saisons.
Le symbole ancestral de l’indicible est la Déesse. Elle
est la réalité derrière beaucoup de métaphores.
Elle est la vérité, elle est l’évidente déité, elle est dans
tous les êtres, dans tout ce qui est vivant. L’image de la Déesse inspire les femmes, les aide à
se sentir divines, ressentir leur corps comme sacré, leurs règles
comme une bénédiction.
Elles sont inspirées par le pouvoir de la déesse, elles
peuvent utiliser la force intérieure donnée par Elle, soit
avec la douceur qu’elles peuvent partager, soit avec la force tumultueuse
dont la nature peut parfois faire preuve.
A travers la Déesse les femmes peuvent découvrir leur force,
éclairer leur esprit, accepter leur corps comme étant à
elles seules, et accepter l’existence des sentiments. Elles peuvent
s’éloigner des rôles qui leurs sont dévolus
et devenir elles mêmes.
On peut maintenant se demander pourquoi les femmes étaient majoritairement
soupçonnées de sorcellerie. Tout d'abord, les femmes étaient
réputées pour être des guérisseuses. Lors de
veillées, elles s'échangeaient des recettes, des façons
d'influencer le sort, etc. Ce sont les femmes qui transmettaient les croyances
païennes et les superstitions.
De plus, étant donné la rareté des écoles,
ce sont les femmes qui transmettaient la culture populaire en enseignant
les rudiments de l'écriture à leurs enfants. Par le fait
même, elles sont devenues des concurrentes pour certains. Par ses
conseils et son savoir, la sorcière rassurait la population et
occupait une place importante dans la société, ce qui avait
pour effet de réduire l'influence des prêtres sur leurs ouailles.
Par son rôle de sage femme, elle remplaçait les médecins
coûteux et rares à la campagne.
On peut donc facilement comprendre pourquoi les médecins et les
prêtres s'acharnèrent tant à dévaluer les croyances
païennes.

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