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Entrelacs
Enluminure
irlandaise
Lettrine ornée
L'art viking
L'art roman
Labyrinthe
gothique
Symbolique
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Le concept le plus important dans l' art des entrelacs est le mouvement,
cette circonvolution
ne présentant pas de fin ni de début et que l' on peut rapprocher
de l' infini.
Plus encore peut-être, on peut rapprocher cet art
de l' intention d' exprimer la « divinité »
au sens large du terme, car l' entrelacs est la matérialisation
d' une énergie, d' un mouvement.
L' humain a toujours eu tendance à rapprocher du divin ou du sacré
ce qui d' habitude est
difficile à représenter et même à concevoir
par son esprit. Odhinn / Wotan, dieu majeur germano scandinave est lui-même
le dieu aux liens, reliant tout dans l' univers, mais est aussi
un dieu de l' inspiration, de la poésie et des arts en général.
Même son côté dieu voyageur, arpentant les chemins
de la terre des humains par le pont arc-en-ciel, le met en relation avec
le cheminement des courbes d' entrelacs comme pont entre les dieux et
les hommes.
Dans l' art des entrelacs, on retrouve également une pratique magique
de plusieurs points
de vue : tout d' abord, comme objet permettant de figurer un animal «
totémisé » représentant
la famille, le clan, la nation, l' appartenance au sens large. L' entrelacs
deviendra alors le support d' une expression spirituelle ou religieuse,
reliant le monde des humains au monde des dieux
et des ancêtres par le mouvement dans lequel est inscrit l' animal
représenté.
Une autre utilisation est d' ordre talismanique, l' humain cherchant par
son art à se protéger
et à s' attirer la bienveillance des dieux. L' entrelacs, par ces
courbes, chevauchements et
contre-courbes avait comme particularité magique de perdre les
mauvais esprits dans les méandres de ses noeuds et de permettre
ainsi aux bons esprits de passer cette difficile barrière.
La troisième symbolique que l' on peut rattacher aux entrelacs
est particulièrement mise en évidence dans la technique
des labyrinthes. On y retrouve les embûches de l' existence, les
retours en arrière forcés, les erreurs de parcours.
Le mouvement que l' on rencontre dans cet art particulier est aussi en
relation avec l' ordre cosmique, le cycle des saisons et le cycle des
naissances et des morts. On retrouve dans cette complexité de formes
toute la complexité des cycles naturels et de l' infini de l' univers
sans cesse en renouvellement, comme un cercle sans fin.
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